Le « + » de LGBTQIA+ : Explorons les nuances infinies

Si vous arrivez ici, c’est que vous avez lu notre premier guide sur les grandes familles de la communauté LGBTQIA+ et que vous êtes curieux d’en savoir plus.

Dans l’acronyme, le symbole « + » est sans doute le plus important. Ce n’est pas une case « fourre-tout ». C’est une porte ouverte vers l’infini. Il nous rappelle que l’humain est complexe et que nos ressenti ne rentrent pas toujours dans des cases prédéfinies.

Chez Noahtia, notre inclusion est radicale : peu importe si votre étiquette est connue ou non, si vous vous sentez bien avec, c’est tout ce qui compte.

Voici un éclairage sur les identités et orientations qu’on retrouve souvent sous ce fameux « + ».

1. Les nuances de l’attirance (Romantique et Sexuelle)

Parfois, « Hétéro », « Homo » ou « Bi », ça ne suffit pas à décrire comment fonctionne notre désir.

  • Pansexuel·le : Souvent cousine de la bisexualité, la pansexualité va un cran plus loin dans l’ouverture. Une personne pansexuelle est attirée par une autre personne indépendamment de son genre. On dit souvent qu’elles sont « aveugles au genre ». Ce qui les attire, c’est une énergie, une personnalité, une âme. Que l’autre soit homme, femme ou non-binaire ne rentre pas dans l’équation.
  • Demisexuel·le : C’est une orientation très importante à comprendre, souvent située sur le spectre de l’asexualité. Une personne demisexuelle ne peut pas ressentir d’attirance sexuelle pour quelqu’un sans avoir d’abord tissé un lien émotionnel fort. Pour elles, le « coup d’un soir » basé uniquement sur le physique est impossible. Le désir naît de la connexion mentale et sentimentale, pas avant.
  • Polyamoureux·se (Poly) : Ici, on parle de la structure de la relation. Le polyamour, c’est la capacité (et le choix éthique) d’aimer plusieurs personnes en même temps, de façon romantique et/ou sexuelle. Attention, rien à voir avec l’infidélité ! Tout repose sur l’honnêteté et le consentement absolu de tous les partenaires impliqués. C’est une autre façon de « tisser des liens », multiple et transparente.

2. Les nuances de l’identité (Le Genre)

De la même manière, se sentir « Homme » ou « Femme » ne convient pas à tout le monde.

  • Genderfluid (Fluide de genre) : Comme son nom l’indique, c’est une identité en mouvement. Une personne genderfluid peut se sentir homme certains jours, femme d’autres jours, ou un mélange des deux selon les moments. Son curseur personnel n’est pas fixe, il voyage.
  • Agenre : Le préfixe « a- » signifie « sans ». Une personne agenre ne se sent appartenir à aucun genre. Elle est simplement une personne. L’idée même de masculinité ou de féminité ne résonne pas en elle. Elle se sent neutre.
  • Demi-genre (Demiboy / Demigirl) : C’est une connexion partielle à un genre. Par exemple, une « Demigirl » (demi-fille) peut se sentir majoritairement femme, mais pas totalement. Une partie de son identité est ailleurs, ou neutre.

Pourquoi tant de mots ?

On entend parfois : « À quoi ça sert toutes ces étiquettes ? On est juste des humains ! ».

C’est vrai. Mais les mots sont des outils. Pour une personne qui s’est sentie « bizarre » ou « cassée » toute sa vie parce qu’elle ne fonctionnait pas comme les autres, découvrir le mot Demisexuel ou Genderfluid est une libération. Cela veut dire : « Je ne suis pas seul·e. Ce que je ressens existe. C’est valide. »

C’est exactement la mission de Noahtia : permettre à chacun de mettre des mots sur ses maux, et avancer ensemble, apaisés.

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